Oulala, demain y'a école, et tout ce stress à gérer, vais-je réussir ma coiffure trois-pots-de-gel dark & mèche mystérieuse, mon cartable aux diodes électroluminescentes fera-t-il son petit effet dans la cour etc etc. Détendons-nous avec une bonne bédé sympathique au lieu de picoler en se rongeant les ongles, après tout c'est pas si terrible la fac, vous devriez être habitués depuis le temps que vous empaillez sur vos UV. Oké.
Si le propos est un peu bateau, la petite fille riche qui rentre chez elle pour voir sa vie basculer, découvrir qui étaient réellement ses parents et dans quel monde vivent les autres gens; avec la ficelle narrative adéquate (le lecteur découvre le monde en même temps que le protagoniste, c'est pratique et pas prise de tête); ce livre a retenu mon attention par son style graphique marqué, trames à gros points, découpages originaux, cases traitées comme des bulles de texte, couleurs acidulées, soins apportés aux expressions du visage malgré un style simple et, heu, disons, triangulaire.
Si Brian Wood est ici loin de son niveau de Channel Zéro, DMZ, ou même The Courriers (voir mon article ici), les dialogues sont corrects, la mise en place de la ville riches/pauvres & sa faune de yakusas et de pornostars est réussie, l'ensemble demeure très plaisant, notamment grâce au travail de Kristian Donaldson. On se fait plaisir & on se couche tôt, ça va barder demain haha.Merci qui? Merci SpiderJ.
(illustration Mike Huddleston)


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